Foudroyant

Caractéristiques :

         Torpilleur Français

         Longueur: 107m ; Largeur: 10m ; Creux: 4,2m.

Historique:

          Coulé le 1er Juin 1940 lors de son retour depuis Douvres et la fin de l'Opération Dynamo.

Position:

51° 05' 029 N / 2°15' 489 E
Profondeur : 28m

La plongée :  (par Fanch)

          Après un an de purgatoire en eau douce à faire de la plongée technique dans des eaux glaciales, je l'attendais ma première plongée en mer du nord.

          D'autant que le niveau 4 raté de peu m'avait permis de discuter avec Arnaud du club de Dunkerque (CPESMDE) à propos des plongées en mer dans les parages, qui étaient magnifiques. Me voilà donc parti, rendez-vous 6h45 dimanche au club (debout 5h !!! un dimanche !). S'ensuit un accueil hyper pro par une bonne équipe de plongeurs habitués des ferrailles. Direction le bateau et la mer, enfin !

          Une fois à bord, le DP me fait passer les informations sur le site de plongée (y'a que des épaves) à l'aide des informations recueillies par des membres du club et mis en ligne sur le site http://dkepaves.free.fr (merci à eux leur travail est remarquable).

          Ce sera une épave pas trop loin des côtes : Le Foudroyant 

          Le Foudroyant est un torpilleur français de 107 mètres de long qui à coulé le 1er Juin 1940 juste devant Dunkerque. Il est positionné aujourd'hui juste en face de l'usine Arcelor. La technique du club est éprouvée : plongée à l'étale de basse ou de haute mer avec un timing hyper précis, accroche première sur l'épave avec un grappin puis une première palanquée part avec une deuxième amarre accrochée directement sur l'épave et remonte le grappin au parachute : hyper efficace ! Alors taïaut, tout le monde à l'eau, pas une minute à perdre, l'étale ne dure pas !

L'épave repose aujourd'hui par 28 mètres de fond, couchée sur le coté et brisée en deux par son milieu. Arrivés sur la coque, je suis d'abord surpris par l'exceptionnelle visibilité (qui fait mentir certains bretons notamment les histoires de mains qu'on ne distingue pas !) La deuxième surprise est l'état de conservation incroyable de panneaux de coques qui sont encore tous en partie entiers ! Une pellicule de sable ou plutôt de limon recouvre l'épave et donc la protège de la corrosion. La troisième c'est les milliers d'anémones de toutes sortes qui tapissent les parois. Elle est gigantesque, il faut palmer longtemps pour arriver à en faire un petit tour dans les 30 minutes de plongée impartis ! Nous longeons la coque et passons devant des fissures béantes que nous n'explorons pas. C'est ma première plongée d'encadrement d'Arnaud N4 depuis 1 semaine. Nous restons prudemment à l'exterieur à observer les bancs de lieu, tacauds et dans les anfractuosités, les bars. Puis nous passons par dessus la coque et demi-tour direction l'arrière en longeant un aileron de stabilisation. On arrive alors sur l'un des arbres d'hélice et sur l'un des hélices perchée à 4 mètres au dessus de nous : magnifique ! La deuxième est plus bas enfoncée dans le sable et je la distingue à peine derrière le gigantesque gouvernail.

          Il est déjà l'heure de retourner chercher l'amarre afin de remonter. Tant pis je reviendrais faire l'autre partie une autre fois. Le temps de faire une petite photo au pallier de sécurité et on remonte sur le bateau.

          Le dernier décroche et remonte au palier accroché à l'amarre, le bateau à la dérive : un vrai truc de marin en somme ! Au cours de discussions de retour, j'apprends que c'est toujours des épaves de ce calibre mais que la visibilité était vraiment très bonne.

          Vivement la prochaine !

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