Douaisien

Caractéristiques :

          Cargo Français

          Longueur: 102m. ; largeur: 14,5m.

Historique:

          Coulé le 29 mai 1940 par une mine.

 

Position:

51.07.460 N / 2.29.952 E
Profondeur : 28m

La plongée :  (par Fanch)

          Ce qui frappe à la descente c'est le premier regard à mon profondimètre une fois arrivé au bout de l'amarre : 12 m. On m'aurait menti ?
          La plus belle et la plus grande épave du coin à 12 m ? La deuxième chose c'est quand je regarde le flanc du navire d'en haut et que je ne vois pas le fond de l'eau ? Y'a de la profondeur ! C'est donc une épave gigantesque.


         Elle est posée à plat sur le fond et semble avoir coulé il y a un ou deux ans ! presque aucune tôle abimée !

          J'ai la chance de faire l'épave avec un habitué du coin (Bruno) et il me fait suivre la balustrade jusqu'à une fissure dans la coque sur la partie bâbord. La fissure de 20 à 40 cm fait toute la hauteur du flanc jusqu'au fond soit plus de 8 mètres ! Une exploration de l'intérieur fait ressortir les gigantesque Bars qui tournent en banc autour de nous. La traversée jusqu'à l'autre bord est impressionnante dans la lumière naturelle, entourés de poissons magnifiques.

         Mais il ne faut pas s'attarder car le clou du spectacle attend. Direction l'arrière en passant par le flanc bâbord et en longeant le fond sans nos phares. Surgit alors une gigantesque hélice encore en place (environ 5 mètre de diamètre) devant un gouvernail non moins gigantesque. Le jeu de lumière à 28 m de fond est magique. On remonte alors le long de la poupe qui s'étire très loin sur l'arrière, presque à l'horizontal, galbée dans son collant noir et terriblement sensuelle ! Là on tombe sur un des pièces de chasse (du 75) en partie cassée. La plage arrière est gigantesque et on n'aperçoit pas l'autre bord. Enfin, en remontant vers l'amarre, on traverse le pont arrière où des cales pleines de sable présentent leurs énormes ouvertures. Au dessus, les mats de charge se sont abattus et sont entrelacés au dessus de la timonerie. Mais nous n'aurons pas le temps de nous y attarder cette fois. Dernière descente le long de cet interminable franc-bord nous conduit au fond, sur un magnifique champ de Sabella. Elles surnagent, ainsi que le reste de l'épave, à un tapis d'ophiures réellement impressionnant. Il est temps de remonter, et dire que je n'ai fait que la moitié de la coque et le quart de ce qu'il y a à voir !

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