Empire Broadsword

Historique (par Manu)

Les navires de la classe « EMPIRE » faisaient partie des « WARTIME EMERGENCY VESSELS » à l’instar des classes « FORTS », « OCEANS », puis plus tard des liberty et victory ships. Cette classe était composée de navires d’une grande diversité (du remorqueur au paquebot en passant par le pétrolier), soit construits en urgence en Grande Bretagne par des chantiers navals les fabriquant de la manière la plus efficace et la plus rapide en fonction de leurs structures et de leur savoir-faire, soit réquisitionnés auprès d’armateurs civils anglais (que la fabrication soit terminée ou pas), ou enfin provenant de prise de guerre.

L’EMPIRE BROADSWORD appartenait à une série de cargos du type C1 de la « US Maritime Commission » représentant 173 unités fabriquées entre 1940 et 1945, plus précisément au type C1S-AY1, qui correspondait à 13 navires construits par le même chantier naval puis modifiés en transports de troupe de taille et de tonnage identique, pour la Grande Bretagne. Ces unités portaient tous des noms d’armes (Empire Arquebus, Empire Battleaxe, Empire Javelin...) : il s’agit d’un cargo de type C1S-AY1 construit aux chantiers Consolidated Steel Corporation Ship Yard (Wilmington – Californie – USA) et lancé en décembre 1942 sous le nom de CAPE MARSHAL (136 m de long, 18,4 m de large, 10,7 m de creux, 5028 tx, machines à turbine assurant une vitesse de 15 nœuds).

Il est cédé 1 an plus tard à la Royal Navy sous le nom d’EMPIRE BROADSWORD et subit d’importantes modifications (réduction de la longueur à 121,3 m et augmentation du tonnage à 7177 tx). Il est mis en service par la Cunard pour le compte du Ministère des transports de guerre en tant que LSI(L) (Loading Ship Infantry, Large), assurant le transport de troupes dans les zones de débarquement via des LCA (Landing Crafts Assault = péniches de débarquement). Il participe au 6 juin 1944 en débarquant 1300 soldats de la 3rd British Infantry Division à Sword beach (18 barges de débarquement). Le 2 juillet à 18h05, lors d’une manoeuvre de routine, il heurte simultanément 2 mines aériennes à 3 milles au Nord d’Omaha beach, qui explosent au niveau de la quille, entre les cales n°4 et 5 : 7 hommes sont tués et la poupe est arrachée. La navire chavire sur tribord puis coule à 18h35.

La plongée (par Manu)

Belle bête !!! 45 minutes de plongée ont permis de voir approximativement la moitié de l'épave... Celle-ci est située à proximité de la bouée cardinale Est portant le nom du cargo, devant Vierville-sur-mer (secteur d'Omaha beach) et repose, coupée en 3, entre 20 et 28 mètres selon la marée, sur un fond de sable.

La poupe, d'une trentaine de mètres de long, est certainement la partie la mieux conservée de l'épave : la coque penchée à 80° sur tribord est intacte et présente une superbe courbure. Le safran est gigantesque (> à 4 mètres) et encore en place, mais il ne reste de l'hélice que le moyeu (dommage !!!). du côté du pont, on trouve des éléments d'accasillage (taquets, bittes...) d'une taille appropriée au navire, des treuils de différentes tailles (plutôt genre costaux, le plus gros fait environ 1 mètre de diamètre), le mât de charge arrière encore debout avec sa petite échelle de maintenance, une manche à air et pleins de débris divers et variés... La cale arrière est impressionnante, véritable caverne sous-marine en partie ensablée mais facile d'accès du fait de sa taille. De chaque côté, sur le pont gisent les restes de plareformes antiaériennes dont les canons Oerlikon de 20 mm sont hélàs absents. Un canon de 76,2 mm est encore en place, dirigé vers l'arrière et orienté vers le bas...

La partie centrale est séparée de la poupe : la salle des machines se trouve dans l'axe de la partie arrière, complètement retournée : des restes de turbines et de tuyauteries sont encore à leur place, tête en bas (leur taille n'incite pas à farfouiller !). Sur le sable, tout ce qui a résisté à l'âge et à la corrosion est entassé (notamment un gros condensateur). A droite, la passerelle, elle aussi à l'envers, s'est désolidarisée du reste du navire et présente encore une belle structure (hublots, embrasures de portes). Il est possible d'y pénétrer (sur 3 niveaux) mais la partie orientée vers la poupe est complètement éventrée. Une sorte de grosse citerne (2 mètres de haut, 1,5 mètres de diamètre et présente de "pattes" de fixation) a basculé sur le sable : il pourrait s'agir d'une réserve d'eau potable.

Ce n'est pas une épave très riche en faune et en flore... mais ce n'est pas trop grave vu son état de conservation.

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