Amoco Cadiz

Caractéristiques :

Supertanker de l’Amoco Transport Co Construit en 1974

Longueur : 334 m. Largeur : 51 m. Jauge : 109700 tx pour un creux de 20 m.

Equipé d’une machine diesel de 22678 kW

Historique :

Le 16 mars 1978 vers 9h00, le superpétrolier libérien AMOCO CADIZ subit une avarie de barre en pleine tempête, aux larges des côtes du Finistère. Transportant 227 000 tonnes de pétrole brut iranien du Golfe Persique à Rotterdam via le sud de l'Angleterre, ce mastodonte appartenait à l'Amoco Transport Co de Moronvia, filiale de la Standard Oil of Indiana américaine, et était affreté par la Shell International Petroleum. L'alerte est donnée à 11h00 : le remorqueur de haute mer allemand PACIFIC se déroute, mais alors que les discussions concernant la prime de remorquage se prolongent, le pétrolier continue à dériver vers les côtes bretonnes. Quand l'accord est enfin donné, 2 remorques sont successivement passées mais cassent : à 22h00, le navire s'échoue sur Men Goulven et se casse en 2. En 15 jours, toute la cargaison s'est répandue entre Porspoder et Bréhat, soit 360 km de côtes souillées. La partie arrière est pétaradée le 30 mars par 3 grenades sous-marines afin de libérer tout le fuel restant deans les cales. La poupe coule aussitôt, alors que la proue reste emergée pendant plusieurs semaines, avant de disparaître lors d'une nouvelle tempête.

La pls grande catastrophe écologique maritime mondiale a détruit toute la faune et la flore du littoral pendant plusieurs années. Seul point positif : elle fût la marée noire la plus étudiée, ce qui aura pour conséquence les modifications du plan POLMAR, la consitution du CEDRE et du FIPOL, ainsi que la mise en place de chenaux obligatoires en Manche. Après 14 années de procès, la Standard Oil versa 40 millions de dollars à la France grâce au combat mené par Alphonse ARZEL. L'expertise montra que les pièces de rechange nécessaires à la réparation du gouvernail était à bord du pétrolier mais que l'armateur ne voulait pas mettre l'AMOCO CADIZ en cale sèche pour une simple question de rentabilité... 

La plongée :(Par Manu)

Le site est superbe et étonnamment proche de la côte. La plongée à l’étale est obligatoire car le spot est particulièrement exposé, et la houle, fréquente à cet endroit, rend la plongée hasardeuse voire dangereuse car la visibilité, même si l’eau reste à peu près claire, est fortement réduite par l’obscurité. Il ne faut pas aller sur l’épave si la houle est supérieure à 2 m, car le risque de pénétration dans les structures est important avec beaucoup de difficultés pour en sortir, à cause des courants très forts et très variables (effet Venturi lié à l’énorme structure de l’épave)… Les restes du pétrolier sont énormes et séparés en 5. Le proue n’a toujours pas été retrouvée. Le spot principal est représenté par la poupe, sur laquelle le nom AMOCO CADIZ était encore lisible il y a quelques années. Cette partie remonte de plus de 20 mètres ! Sa largeur dépassant les 50 mètres, elle promet de longues heures d’exploration, mais attention à bien repérer le mouillage ! Elle repose sur un fond de sable vers les 30 m, le haut de la structure et ses laminaires culminent à –7 m.Si la partie bâbord de l’épave reste relativement bien conservée, le côté tribord présente une fissure béante qui donne accès à une grande cale où repose l’arbre d’hélice. Au fond, le safran est bien ensablé et dépasse encore de 2 mètres. L’hélice de 10 m de diamètre est par contre complètement recouverte par le sable. Toute la surface de l’épave est recouverte de laminaires et de petites algues brunes. Sur la poupe gisent des tuyaux énormes, 2 treuils gigantesques et le reste d’un mât. La partie située en avant de la poupe est constituée d’un amas de tôles remontant de 5 m dans lequel on reconnaît des restes de tuyaux, des trous de hublots… Cette zone est très découpée et présente de très nombreuses ouvertures, qui permettent de découvrir les structures internes du navire (encore des tuyaux, chemins de câbles)…

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