War Patrol

WAR PATROL

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          Dimanche 29 juillet 2012, nous sommes allé sur une épave à 2,5 milles à l'ouest de Saint Guénolé. Nous l'avons trouvé il y a 6 mois avec un sondeur Humminbird modifié pour avoir de belles images profondes. D'après les deux sondeurs utilisés, la profondeur sur le site à marée basse était de 69 mètres. On se prépare donc un petit Trimix 18/40 un travel 36% et une déco 80%. A cause de cette foutu météo, nous avons du annuler trois fois la plongée. Mais enfin, ce dimanche 29 juillet, sous les trombes d'eau, nous nous équipions pour aller rendre visite à "la bête".

          Arrivé sur zone, des dauphins jouent autour du bateau. Nous enfillons tout notre bardas et hop dans l'eau. La descente se fait dans un bleu qui laisse espérer une belle visibilité au fond. Mais vers 60 mètres, les particules en suspension sont de plus en plus nombreuses. A 65 mètres, il fait nuit noire. Eblouis par les phares, nous attendons la surface avec une impatience teintée d'angoisse. En effet, sur quoi allons nous attérir : tôle tranchante, filet,... Mais non c'est une jolie couche de vase qui nous acceuille entre des membrures couchées au sol. Mais surprise, les profondimètres indiquent 75 mètres de profondeur ! En suivant les membrures, nous sommes arrivé au pied de la coque en elle-même. Il reste encore 2m50 de coque entière, et une bonne partie semble être enfoncée dans la vase. Les cales sont encore remplies de charbon, un treuil se trouve en place au centre de la câle, avec son mât posé à proximité. La proue semble complètement explosée. En revanche au centre de l'épave, la timonerie se dresse majestueusement, laissant les plongeurs éberlués face aux orifice des hublots carrés et aux portes encore ouvertes qui invitent à l'exploration. Mais c'est déja trop tard, les 16 minutes fixés arrivent à grand pas et il faut déja rembobiner le dévidoir pour regagner le mouillage.

          A priori, il doit s'agir du War Patrol, mais il nous faudra encore de nombreuses plongées pour bien connaitre l'épave. La visibilité était d'à peine trois mètres. Il faisait nuit noire, et le courant durant les paliers a mis notre grosse bouée de mouillage 3 mètres sous la surface. Mais cela reste une plongée exceptionnelle, tant par l'excellente conservation de l'épave que par les paramètres de plongée (surtout dans cette zone). C'est promis on recommencera, d'autant plus que la pointe de Penmarch est un sacré terrain de jeu pour les passionnés d'épaves que nous sommes.

Amitiés. Ben

 

 

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Article Ouest France 

 

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