VP 720

 

Plaque d'unité en bronze découverte sur l'épave du Vp720 (pas par nous...)

Caractéristiques:

          Chalutier de 500 tonnes construit en 1940 à Kiel pour la Kriegsmarine

          Propulsé par une machine à vapeur triple expansion, elle même alimentée par une unique chaudiére.

          Armé d’un canon de 105 mm de proue, d’un canon de 37 mm de poupe et de 8 Flak de 20 mm.

Historique: (Par Manu)

          Le Vp720 de la 7ème Vorpostenflottille de Brest fût coulé le 12 août 1944 devant la plage de la Torche par des destroyers britanniques et canadiens lors de l'opération Kinetic.

Position:

47° 52' 472 N / 4° 22' 132 0   (Wgs 84)

Attention, il s'agit du point GPS donné par le SHOM qui n'est pas très précis, j'ai le bon dans le GPS, mais je ne l'ai pas sur moi pour le moment. Donc un peu de patience...

La plongée:

          Cette plongée se mérite et se laisse désirer. Cela fait quatre ans que mes amis Alex et Joel me parlaient de l'épave du Vp720 située en face de la plage de La Torche. Malheureusement nous n'avons jamais eu le temps, mais surtout jamais eu les conditions météo pour nous aventurer dans cette zone. En effet, l'épave se trouve juste à l'endroit où les vagues déferlent. Si ces rouleaux sont une aubaine pour les surfeurs, il sont véritablement dangeureux lorsque l'on est sur un zodiac. Il faut donc attendre une absence de houle et un vent de secteur Est établit depuis au moins deux jours. Il est également conseillé d'attendre la marée haute. Bref, c'est pas gagné...

          Mais ça en vaut la peine...

          Mai 2009, j'attends Alex sur les quai du port de Saint Guénolé. Le ciel est menaçant de gros nuages noirs arrivant du large et un petit crachin tombe depuis ce matin. Nous avons prévu de visiter l'épave du Vp720. Cela fait trois jours que le vent soufflait légérement à l'est, mais ce matin il a tourné. Dés qu'Alex arrive, nous mettons son zodiac à l'eau et une fois équipé nous partons immédiatement. Nous nous éloignons un peu de la côte à la sortie du port afin d'éviter les rochers de la sortie du port, puis nous obliquons vers le nord. En longeant la côte, nous enumérons les nombreux navires qui se sont perdus dans cette région inhospitaliére les jours de tempêtes. Le Marie Antoinette, la Calliope, le PLM9, les Vp719 et 720, et tant d'autre. Arrivés face au gros bunkers de la plage de La Torche, Alex se concentre sur le GPS, tandis que je prépare le mouillage. Nous nous approchons. Et là juste derriére les rouleaux qui déferlent, nous apercevons une grande masse noire qui se détache parfaitement sur le fond de sable blanc. Nous y sommes...

         L'épave repose par 7 mètres de fond, sur un lit de sable blanc trés fin et trés lumineux. Toutes les superstructures ont disparues. La proue est encore en forme, posée bien droite sur le fond. Juste derriére, on peut pénétrer dans la proue de l'épave. A ce niveau se trouve encore le canon de 105 mm, couché du côté tribord. Ensuite, on suit les structures basse du navire jusqu'à une petite zone de sable qui précède la chaudiére. La machine se dresse bien droite au milieu de nombreuses pièces métalliques en bronze que le sable fait briller. L'arbre d'hélice est trés court sur ce type de navire et il mène directement au reste de la poupe couchée sur babord. Une pale d'hélice dépasse du sable, et en passant sur l'arriére, on découvre le secteur de barre à la forme originale en "papillon".

          Côté faune et flore, l'épave est généralement recouverte d'araignée. Mais quand je dis recouverte, je n'exagére pas, il est parfois difficile de voir la tôle sous la couche de crustacés. Dans le sable j'ai également été étonné de voir des Vénus sorties en grande quantité. Je pense que c'est la houle qui les fait sortir du sable.

         Attention malgré la faible profondeur, il s'agit d'une plongée dangeureuse, car la houle est particuliérement violente sur l'épave. Elle vous propulsera d'un côté et de l'autre de l'épave sans ménagement. Personnellement,j'ai effectué une plongée solo sur cette épave, je préfére d'ailleurs être seul dans ces conditions, car cela permet d'avancer à son rythme et de se concentrer sur les trains de houle plutôt que sur son buddy. Lors de cette plongée, il m'arrivait parfois de devoir attendre une minute accroché à l'épave en attendant que les tourbillons de sable se reposent. Car au niveau de la chaudiére et de la machine, les courants provoqués par la houle lèvent de telle quantité de sable que la visibilité est parfois nulle. Mais heureusement le sable se redépose aussi vite qu'il s'est levé. Donc surtout n'oubliez pas vos gants...

          Je tiens à remercier Alex qui m'a emmené sur l'épave et qui n'a malheureusement pas pu plonger étant donné que les conditions météo se sont dégradées très rapidement. En plus sur le retour, sa toute nouvelle Wing s'est déchirée et son direct system s'est cassé... Il y a des jours comme ça. Mais bon la roue tourne. La prochaine fois je vous raconterai de qu'elle maniére j'ai déchiré ma combinaison étanche et comment je me suis retrouvé en "pyjama" sur le zodiac lors d'une plongée sur la Perle en Baie de Douarnenez (et bien sûr il pleuvait...)

@+ BEN

 

 
 
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site