Pietro Orseolo

Le Pietro Orseolo à Bordeaux

 

Historique :

Enorme cargo diesel italien de plus de 140 mètres de long et plus de 6000 tx, le PIETRO ORSEOLO, construit en 1939, est utilisé comme forceur de blocus lors de la seconde guerre mondiale et réussit l'exploit d'effectuer plusieurs trajets entre le Japon et l'Europe entre 1942 et 1943. Le 18 décembre 1943, il est ancré en baie de Concarneau et subit une féroce attaque aérienne par des chasseurs et des torpilleurs de la RAF : plusieurs incendies se déclarent à bord mais finissent par être maîtrisés. Toutefois, les dégâts sont tels que le PIETRO ORSEOLO doit être remorqué vers Lorient, mais au niveau des Glénans, le navire se casse en 2 et sombre. Rien ne fût tenté pour renflouer le navire, mais de nombreuses opérations de récupération furent effectuées, même après la guerre.


Position :

non disponible pour le moment

La plongée :

Bienvenue sur la plus grande épave du Finistère sud ! 

Situé près de l'île de Penfret, le PIETRO ORSEOLO repose par environ 30 mètres sur un fond vaseux, qui rend la visibilité plus qu'aléatoire, mais le plus souvent très médiocre, voire nulle. L'épave du cargo ayant fait l'objet de travaux de récupération est complètement éclatée, sa structure est difficile à appréhender. Ajoutons la taille immense du site souvent exposé à la houle et au courant et les restes de nombreux restes de matériel de pêche : bref, l'exploration n'est pas forcément des plus aisées... Mais il y a des jours de chance.

Mercredi 1er octobre : Alex, Ben et moi nous immergeons sur le PIETRO, à l'étale de marée basse. Les parties hautes de l'épave baignent dans une eau plutôt claire : les restes du moteur diesel sont réellement impressionnants, chaque infractuosité étant habité par un congre ou un tourteau de belle taille, le tout caché dans un nuage de tacauds où se cachent vieilles et lieux. Plus loin, derrière une paroi ajourée, nous tombons sur le début de l'arbre d'hélice : son carter fait plus de 2 mètres de haut et présente des trous qui permettrait à un plongeur d'y pénétrer... L'arbre d'hélice est colonisé par les corynactis, alcyons et oursins. Nous décidons de suivre le réseau très complexe de fils d'Ariane tendu sur l'épave pour atteindre les épaves de semi-chenillés présents sur la partie avant du PIETRO. Pas évident, entre les restes de lignes de pêche, les vieux mouillages et les anciens câbles ! Nous finissons enfin par arriver sur la carcasse retournée d'un de ces véhicules à chenille, dans un eau particulièrement trouble. Toutefois, bien que la visi soit réduite, la faune et la flore sont particulièrement riches sur l'épave : les anémones bijoux et les spirographes ont envahi le PIETRO !

 

Congre dans la machine

Un morceau de coque à résisté au ferraillage

Epontilles

Lieus sur l'épave

Congre en balade sur le Pietro Orseolo

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site