P.L.M. 9

Je tiens à remercier Alexis DENIAU et Joel GALLIOU de m'avoir fait découvrir cette magnifique épave...

Caractéristiques:

Cargo français, construit en 1896 à Newcastle par Swan & Hunter.

L: 95 m.; l: 13 m.; Port en lourd: 4890 t.; Jauge Brute: 3150 Tx.

Machine à triple expansion de 1400 Cv, alimentée par deux chaudières.

Historique: (Par Ben)

Lancé sous le nom de Benrath, il est renommé Andréas-Gératis en 1902. Puis en 1914, il est à nouveau renommé Saint-Mary avant d'être racheté par la Compagnie des P.L.M. (Paris-Lyon-Marseille) le 30 avril 1917.

Durant la première guerre mondiale, la Compagnie des chemins de fer P.L.M. se voit contrainte d'acheter son charbon en Grande-Bretagne. C'est la raison pour laquelle elle décide d'acquérir sa propre flotte, de façon à limiter le coût de transport du charbon. La P.L.M. crée donc la Société Nationale d'affrêtement qui doit gérer ses navires.

Le 3 décembre 1918, le P.L.M.9 appareille sur lest de St Nazaire sous les ordres du Capitaine Prigent. Il se dirige vers le port de Swansea dans le but de charger une pleine cargaison de charbon anglais. En ce jour d'hiver, le temps est peu clément, et dans l'aprés-midi une forte brume se léve. Dans la soirée, alors qu'il s'apprête à doubler la Pointe de Penmarc'h, le navire s'échoue sur les roches de la Basse Pennoza, non-loin du Guilvinec. Il faudra toute la puissance des machines pour se sortir de cette situation délicate. Aprés plusieurs tentatives, le P.L.M.9 est à nouveau à flot, mais les dégats sont considérables, et le Capitaine Prigent comprend qu'il ne lui reste plus beaucoup de temps avant que la grosse coque du P.L.M.9 soit définitivement engloutie dans les eaux vertes de l'Atlantique. Il décide d'échouer son navire dans l'anse de la Torche qui lui semble être la moins dangeureuse compte tenu de la brise du Sud qui souffle depuis leur départ.

Arrivé en vue de la Torche, le Capitaine Prigent fait mouiller les ancre. Quelques minutes plus tard, le navire est stabilisé, mais l'eau continue de monter inexorablement. Malheureusement sur place, les conditions de mer ne sont pas celles qu'espérait le Capitaine, et le rouleaux qui déferlent à quelques mètres de son navire l'empêche de mener à bien son projet d'échouement du navire. Il fait donc remettre le machines en avant, de façon à atteindre des fonds de vingt mètres, en espérant que des scaphandriers pourront renflouer son navire par la suite.

Vers 2h30, les ancres sont à nouveau mouillées et les hommes quittent le charbonnier dans les embarcations de sauvetage. Ils seront tous sauvés dans la matinée. Mais le P.L.M.9 ne pourra jamais être récupéré.

Position:

La Plongée: (Par Ben)

L'épave du P.L.M.9 a énormément souffert du travail des ferrailleurs, qu'ils soient professionnels ou amateurs! Ses restes reposent par un fond d'une vingtaine de mètres au large de l'anse de la Torche. L'avant n'existe plus, mais la poupe est encore intacte, avec son hélice tripale, son gouvernail et son secteur de barre pointé vers la surface. Malheureusement, ces dernières années, la partie supérieure de la poupe a rejoint le sable quelques mètres plus bas. La vision de l'hélice quand on se place sous la coque est absolument magnifique. Le sable clair et fin rend la luminosité sur le site assez exceptionnelle. Attention tout de même au palmage, car le moindre coup de palme souléve un nuage de sédiment et limite la visibilité pendnt plusieurs minutes. Lorsque l'on quitte la poupe, il suffit de suivre l'arbre d'hélice qui est d'aiileurs la seule partie de l'épave restante jusqu'à la machine. L'arbre d'hélice est encore dans son carter qui est seulement ajouré à certains endroits. Côté babord, se trouve une structure carrée d'environ trois mètres de côté qui apparait et disparait suivant les périodes de l'année et les mouvement de sable. Côté tribord, une grande partie de la coque est encore visible couchée sur le sable. De nombreux trous circulaires sont présent dans cette zone, et un gros tube se dresse à la verticale à environ deux mètres du fond. Puis en porsuivant votre ballade sous-marine vous rencontrerez la machine dont la taille est assez impressionnante. En continuant de palmer, vous tomberez nez à nez avec les deux impossantes chaudières qui sont de véritables H.L.M. à congre. La partie avant du P.L.M.9 à malheureusement complétement disparue.

 

L'hélice du P.L.M.9  Araignée sur la poupe du P.L.M.9  Partie de la poupe du P.L.M.9

Congres sous les chaudières du P.L.M.9     Congre, crevettes, tourteau et tacauds dans la machine du P.L.M.9

Détail de la partie centrale du P.L.M.9     Tourteau sur la chaudière du P.L.M.9

Un congre accompagné de ses crevettes dans l'une des chaudière du P.L.M.9     Un autre détail de la partie centrale du P.L.M.9

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