Marie

Un grand merci à François Prioux qui m'a accompagner dans cette recherche.

Caractéristiques:

          Cargo à vapeur immatriculé au Havre.

          Jauge: 479 Tx.

 

 

Historique:

          En cours...

 

 

Position:

          Visible lors des grandes marées basses, l'épave du Marie se trouve au Sud-Est de Lechiagat, juste en face de la Rue des Dunes.

 

 

La Découverte:(Par Ben)

          Dimanche 23 mars 2008, premiére approche...

          Fortes rafales de vent de Sud-Ouest et pas mal de houle annoncée pour ce week-end. Le moins que l'on puisse dire c'est que la météo n'est pas trés clémente depuis le début d'année. Mais heureusement pour les passionnés d'épaves, certaines sont accessible à pied. Justement en relisant à nouveau l'excellent livre de Roland Chatain intitulé “Tempêtes et Naufrages en pays Bigouden” j'ai eu la subite envie d'aller rendre une petite visite aux restes du vapeur Marie. Avec un coefficient de marée de 94 et une marée basse à 12h15, les conditions étaient idéales pour une petite balade en famille.

          Aussitôt dit, aussitôt fait, nous voilà parti pour Lechiagat, à côté du Guilvinec. Arrivé Rue des Dunes, nous stationnons le voiture. Avec ma carte marine, je me positionne en haut des dunes et je repére le balisage du large afin de localiser les lieux du naufrage. En descendant sur le plage, une agréable surprise m'attendait. De nombreux boulets de charbon de taille impressionnante jonchent le sable. Pour un passant, ces morceaux de houille peuvent passer pour de simple cailloux. Mais pour un passionné de vieilles tôles, il n'y a aucun doute sur le fait qu'un vapeur a fini sa carrière dans les parages. Aprés une longue marche, pour ne pas dire une escalade, sur les rochers rendus glissant par les algues qui les recouvrent, je repére plusieurs formes au loin qui pourraient être d'origine humaine. Les deux premieres que j'inspecte ne sont rien d'autres que des scultures minérales si communes en bretagne. Mais la dernière ne laisse aucun doute, il s'agit bien des restes d'une épave. Deux rectangles d'acier se dressent hors de l'eau, ils mesurent environ deux mètres de long et émergent d'un bon mètre au dessus de la surface. Ils sont séparés par ce qui ressemble à un tube. Malheureusement je suis séparé par environ vingt cinq mètres d'eau froide des restes de l'épave. Une averse de grêle m'indique alors qu'il est temps de rejoindre ma petite famille qui est partie se réfugier dans la voiture. C'est décidé, je reviendrais. Et la prochaine fois j'aurai mon armure de néopréne. En attendant, il est l'heure d'aller déguster une délicieuse spécialité bigoudenne dans une créperie du Guilvinec...

         A suivre...

           

 

          Ca y est, nous y sommes retournés !!!

     

          Et la surprise était de taille. En effet, il reste toutes les structures basses de l'épave. La coque semble enfoncée de deux mètres dans le sédiment composé essentiellement de grosses pierres granitiques. Une partie de la coque dépasse d'environ un mètre du fond côté tribord du navire. Le centre de l'épave est constitué par le squelette de poutrelles métalliques du fond de coque sur lequel reposaient les chaudières. D'ailleurs un berceau de chaudière est encore visible vers le centre de l'épave. L'épave du Marie semble avoir été ferraillée dans les règles de l'art, il ne reste aucune trace ni de la (ou des) chaudiéres, ni de la machine. La partie la plus importante qui dépasse à marée basse semble être la proue, alors que les restes de la poupe ne dépassent que de quelques centimètres même lors des grandes marées.

Nous sommes toujours à la recherche d'informations concernant les caractéristiques et l'origine de se navire. Si vous pouvez nous aider dans ce sens, nous vous serions trés reconnaissant !

Date de dernière mise à jour : 21/04/2012

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