Cormoran

 

Epave du Cormoran en Baie d'Audierne

 

Caractéristiques:

           Chalutier à vapeur anglais construit en 1908 en Angleterre.

           400 Tonneaux.

 

Historique:

           En ce lundi 14 février 1910, le Cormoran I revennait d'une campagne de pêche errintante dans le Golfe de Gascogne. Ses cales chargées de poissons, le capitaine Scheldon et ses 8 hommes d'équipage se dirigeaient désormais vers Plymouth, leur port d'attache. C'est une erreur d'appréciation du capitaine, qui provoqua l'échouement du Cormoran I. En effet, ce dernier confondit le phare de Penmarch avec celui de Ouessant; Ainsi, il fit mettre trop tôt la barre à tribord et précipita le navire vers la côte dans la Baie d'Audierne. Il est 5h00 du matin, lorsque le navire arrive dans les brisants. L'équipage put descendre du navire sans dégat, si ce n'est le second qui se blessa légérement.

          Malgrés quelques avaries clairement visible, comme des tôles enfoncées, ses quilles arrachées, ou une pale d'hélice cassée, le capitaine Sheldon à toujours l'espoir de renflouer son navire.

          Malheureusement, jamais le navire ne pourra reprendre la mer. La cargaison de poisson sera vendue sur place, et le navire sera dépecée sur place.

 

Position:

47° 57' 651 N / 004° 25' 311 0  (Wgs 84)

 

L'épave:

           Armé de mon fidéle GPS portable, je me dirige vers le lieu présumé du naufrage du Cormoran. C'est la lecture de l'excellent livre de Paul Le Bescond: "Cent ans de naufrages" qui me fit connaitre cette épave. Même si ce livre ne comporte aucun point GPS, ni aucun amer, une carte trés précise situe les lieux de nombreux naufrages. Ainsi, à l'aide d'une bonne carte, on peut déterminer une zone de recherche à quadriller. Dans ce livre, une photo de l'épave montrait un magnifique squelette d'acier.

           Accompagné par mon fiston, je trouve un parking proche de la zone qui nous interesse. Avec un coefficient de 90, la marée basse devrait nous permettre de trouver l'épave. Sur le parking, en regardant un peu plus au Sud, on apperçoit l'épave du VP 721, dont les restes rappellent les terribles combats d'aout 1944. Et vers le Nord, on distingue le menhir des Droits de l'Homme (en mémoire du navire du même nom). Autant dire que le ton est donné!

           Aprés avoir traversé une dizaine de mètres de galets, nous arrivons sur une plage de sable. Ayant vu une photo de l'épave, je sais que nous devons chercher sur le sable, entre deux barres rocheuses. Seul probléme, le paysage qu'il nous ai donné de voir n'est composé que d'un immense alignement de barres rocheuses entre lesquelles se trouvent d'immenses bancs de sable. C'est pas gagné. Nous commencons à ratisser methodiquement la zone, en essayant de repérer les formes étranges, ainsi que les zones de couleur rouille qui pourraient nous indiquer la proximité d'un élément métallique. Biensûr, nous prenons chaque roche pour une poutre métallique, et nous soulevons chaque galet pour vérifier qu'il ne sagisse pas d'un boulet de charbon! C'est impressionnant de voir à quel point la nature peut créer des formes si géométriques qui nous font prendre des vessies pour des lanternes.

           Arrivé au bout de la zone que nous nous étions fixé, nous sommes face à un énorme tuyau d'évacuation qui permet à un petit lac de se déversser dans l'océan sans détruire la dune. Une mére de famille se proméne avec ses deux enfants, je me permet de l'interpeller pour lui demander si elle a déja vu les restes d'un navire dans le coin. Sa réponse est catégorique et sans appel: "Monsieur, cela fait quarante ans que j'arpente ses plages, et je n'ai jamais vu d'épave. Vous devez faire erreur." A ce moment là, mon fils m'appelle. Il se tient debout  au milieu d'undes bancs de sable que nous avions inspecté, et me montre quelque chose du doigt. Entre ses jambes un cube au formes parfaite dépasse du sable. Je délaisse la petite famille et me dirige vers mon fils. Aucun doute, c'est une poutre métallique de grosse section. Elle semble plantée là, au milieu de nul part. Aussitôt, nous commencons à creuser atour sur une trentaine de centimètres de profondeur. Malheureusement, nous n'étions pas équipé, et vu la température extérieure, nos mains commencent à nous faire souffrir. Tant pis, nous reviendrons... En repartant, je recroise la charmante dame que j'ai croisé sur la plage, et je lui fait gentillement remarqué que sur la plage qu'elle arpente depuis trés longtemps, de nombreux naufrages ont eu lieu. Je lui précise également que les rochers qui semblent se détacher de la surface de l'eau, quelques 300 mètres plus loin, n'en sont pas. Les enfants intrigués nous rejoignent, et je leur raconte l'histoire des VP de la Baie d'Audierne.

          Dés le lendemain, nous revennons équipé de pelles et d'un magnétométre à impulsion portatif (en réalité, un détecteur à métaux en plastique transparent appartenant àmon rejeton!!!). Arrivé sur la zone, nous commencons à tourner autour de la poutre. Vers la mer, aucun signe de parties métalliques. En revanche du côté de la côte, le détecteur s'affole. Lui qui d'habitude est d'un calme olympien, même lorsqu'il sagit de retrouver les petites voiture en métal dans le bac à sable famillial. Là, face à cet amas de métal enfouis sous le sable, le buzzer retentit à nous arracher les tympans. Aucun doute, le Cormoran est bien là! Il nous faudra revenir avec une pelleteuse, ou plus simplement attendre une bonne grosse tempête d'hiver qui va nous nettoyer tout ce sable!!!

           En revennant à la voiture, nous décidons d'aller voir un petit panneaux posé sur un pied en béton, qui nous intrigué depuis notre arrivée. La surprise fut de taille, puisque sur ce panneaux, Paul Le Bescond, l'auteur du livre précedement cité, narrait l'histoire du Cormoran I pour les promeneurs qui empruntés le chemin qui longeait la côte.

           Vivement la prochaine tempête......

 

  Si vous connaissez Paul Le Bescond, pourriez vous me communiquer ses coordonnés, ou lui dire de nous contacter. En effet, nous aimerions pouvoir mettre ses photos de l'épave du Cormoran, pour illustrer cette page. En tout cas, un seul conseil, achetez son livre, c'est une petite merveille.

@+ BEN

Poutre du Cormoran, probablement la barre du safran Vue d'ensemble du site du naufrage du Cormoran I Panneau d'information concernant le Cormoran 1 réalisé par Paul Le Bescond

Barre du safran du Cormoran I 

 

Hiver 2009.

          Aprés les premiéres tempêtes d'hiver, nous avons eu l'idée d'aller rendre une petite visite à l'épve du Cormaoran, en Baie d'Audierne. Et là, surprise, les mouvements de sable ont libérés lesquelette métallique du volatile d'acier. Bon, pour continuer la métaphore: il n'est pas prêt de reprendre son envol...

         La piéce que nous avions vue l'année derniére, s'est avérée être la mêche de safran.

         Une trés belle promenade,légérement gachée tout de même par le nombre incroyable de déchets rejetés sur le sable par les tempêtes...

 

Epave du Cormoran en Baie d'Audierne     Vue de l'avant de l'épave du Cormoran en Baie d'Audierne     Mêche du safran de l'épave du Cormoran en Baie d'Audierne

Vue arriére de l'épave du Cormoran en Baie d'Audierne           Déchets rejetés en Baie d'Audierne aprés une tempête

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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