Frédéric Morel

FREDERIC MOREL

SS TREKIEVE, navire du même type que le Frédéric Morel 

 

CARACTERISTIQUES et HISTORIQUE :

          Cargo à vapeur lancé en décembre 1883 aux chantiers John Redhead de Southend (n° de coque 189) pour la Compagnie des Bateaux à Vapeurs du Nord d'environ 80 mètres de long et déplaçant 1500 GRT. Il termine sa carrière le 27 octobre 1910, abandonné par son équipage suite à un incendie qui va le ravager totalement : il coule peu de temps après au large des Sables d’Olonne. A noter que cette épave a été très longtemps confondue avec celle du Bachi. Autre détail : le Frédéric Morel a coulé seulement 13 jours après un autre navire de la même compagnie, le VILLE DE ROCHEFORT abordé et coulé devant Noirmoutier.

 

 

LA PLONGEE :(par manu)

           L’épave repose à 40 mètres à 1h30 des Sables d’Olonne (à bord du Domi-Sophie). Les restes assez dépouillés du vapeur sont posés sur un fond de sable clair : il ne reste en gros que les éléments du système de propulsion du navire (et un gros morceau de la proue, assez difficile à trouver si la visibilité est médiocre car il n’y a que très peu de vestiges entre cette partie et le centre de l’épave). Les 2 chaudières sont relativement bien conservées si on fait abstraction des nombreux trous dans la tôle : elles servent de refuge à des « sarments » de congres et à de nombreux homards et sont recouvertes d’anémones bijoux et de gorgones. Un condensateur gît au pied de la chaudière tribord. Vers l’arrière, la machine compound dressée verticalement est impressionnante car elle remonte d’au moins 6 mètres : ici aussi, chaque anfractuosité cache un congre ou un crustacé. Toute cette zone est bordée sur bâbord par des restes de bordées qui ne remontent pas d’un mètre (des homards partout). En poursuivant l’exploration vers l’arrière, on peut suivre l’arbre d’hélice dont certains tronçons sont encore dans leur carter de protection, qui mène jusqu’à la proue représentée par une hélice très ensablée dont une pâle est cassée (seule une pâle émerge du sable d’environ 2 mètres) à côté de laquelle repose des restes de l’étambot et la mèche de safran verticale. En revenant vers la machine, on retrouve de courtes membrures sur bâbord, ainsi que de nombreux débris non identifiables.

          Attention, de nombreux filets traînent sur l’épave.

 

Date de dernière mise à jour : 30/07/2014

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