B-17 (Corse)

Un grand merci à Pascal Collin qui a réalisé cette excellente fiche épave. Nous vous invitons à visiter son site: http://h2o-bio.over-blog.com/

 

 

 

Caractéristiques :

          Bombardier lourd quadri-moteur de 31,62 m d'envergure, 22,66 m de long, 5,8 m de haut. Fabriqué par Boeing.
          Chacun de ses 4 moteurs "Wright R-1820-97 Cyclone" turbocompressés en étoile développe 1200 ch pour une vitesse maximale de 462 km/h et un rayon d'action de 3220 km.
          Le B17 est équipé de 13 mitrailleuses ce qui lui vaut le surnom de forteresse volante.
          Il embarque 10 hommes d'équipage.
          Le B17 s'est illustré sur tous les fronts de la deuxième guerre mondiale en Europe et dans le Pacifique. Il reprit du service à l'occasion de la guerre de Corée.

          Le B17 le plus connu est certainement le Memphis Belle qui réussi l’exploit de rentrer sans dommage de 25 missions consécutives, ce qui valu son billet de retour au pays à l'équipage américain. Une production hollywoodienne du nom de l'avion raconte son histoire.

 

 

Historique:

          Les dernières heures du B17 de Calvi...

          Le 14 février 1944, le B17 N° 42-31044, avec son escadrille, le 97ème groupe de bombardement, a pour mission de bombarder la gare de trillage de Verrone en Italie. Peu avant son arrivée sur l'objectif, l'escadrille est particulièrement ciblée par la chasse allemande.

          Le B17 N° 42-31044 effectue un virage serré sur la gauche pour corriger son angle d'attaque et se retrouve alors isolé. Il fait une cible de choix pour l'ennemi. L'avion est sévèrement touché durant l'opération, l'opérateur radio et le mitrailleur de sabord sont morts, le mitrailleur de queue, gravement blessé meurt peu après. Quant à l'avion, il a 2 moteurs en feu et un troisième qui donne des signes de fatigue.
Les choses ne s'arrangent pas puisqu'un appareil ennemi vient à nouveau le défier. Immédiatement, le navigateur dirige les deux 50 de la tourelle de menton sur lui et le crible d'impacts, puis des P47 viennent à la rescousse et finissent de mettre en déroute l'avion allemand.

          Un des P47 escorte alors le B17 qui prend un cap direct sur la Corse. Aux commandes d'un appareil qui n'a plus que 2 moteurs, le pilote effectue un premier passage pour évaluer le terrain, manoeuvre et, alors qu'il est de nouveau au dessus de la mer, le 3ème moteur s'arrête sans prévenir. Le bombardier perdant rapidement de l'altitude, le pilote prend la décision d'amerrir. Il cabre l'appareil et le pose sur les flots au pied de la Citadelle de Calvi. Le B17 flotte quelques minutes, le temps de faire sortir les 7 survivants puis il s'enfonce.

         L'avion ne fut pas brisé lors de l'impact mais à l'occasion d'une "chasse à l'aluminium". En effet, plusieurs tentatives de le renflouer, pour vendre l'aluminium dont il est fait, furent tentées. Une d'elle se soldera par la cassure de la queue.
Certains plongeurs indélicats sont aussi remontés avec des pâles d'hélices tandis que le cockpit a, lui, été arraché par une ancre...

 

Position:

          L'épave repose donc tout près de la citadelle de Calvi par 28 mètres de fond.

42° 34' 252 N  /  008° 45' 724 E


La Plongée :

          Si vous avez la possibilité, effectuez la plongée hors saison, il y a moins de monde... Si comme beaucoup vous êtes sur place en juillet / août, plongez tôt le matin, avant que le "gros de la troupe" vienne soulever le sable autour de l'épave et que la visibilité diminue.

          Vu la taille de l'épave il n'y a pas de parcours préférentiel. La visibilité méditerranéenne offrant la possibilité de prendre de la hauteur, ne vous en privez pas. Admirez l'avion en descendant, ne soyez pas pressés de fondre sur lui.
          Les moteurs, bien sûr, valent une inspection en règle. Celui de l'aile droite qui est couché laisse bien apparaître le model dit "en étoile" ainsi que les départs d'échappement. Les pales, pliées témoignent de la violence de l’amerrissage. Dommage que certaines aient été sciées...
          Le cockpit mérite plusieurs minutes d'attention. On y distingue une petite partie des commandes même si les yeux ont tendance à rester braqués sur les sièges des pilotes. Juste derrière se trouve l'emplacement de la mitrailleuse supérieure dont la crémaillère est encore bien visible.
          En longeant la carlingue on arrive sur l'arrière de l'épave (la queue de l'avion est manquante) et en regardant à l'autre bout on aperçoit le cockpit. L'intérieur de l'épave est habité entre autre par des apogons et des serrans écriture. Ne pénétrez pas trop à l'intérieur, la carlingue est relativement étroite. De plus, la construction est nettement moins solide qu'un bon vieux cargo... Par contre, n'hésitez pas à passer sur et sous les ailes, sauf entre les moteurs bien sûr.
          A divers endroits de l'épave, des ouvertures laissent apparaître des tuyaux hydrauliques ou  câbles, le tout colonisé par de l'éponge encroûtante et abritant des apogons, des labres, etc... Vous pouvez également avoir la surprise de voir la queue d'un congre dépasser de la carlingue.

          Si l'exploration du B17 terminée il vous reste de l'air, ne manquez pas de faire un petit tour sur les blocs qui remontent vers la citadelle. Ceux-ci abritent quelques habitant qui valent le coup d'oeil.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

           Pour des info complémentaires : http://www.aero-relic.org/Francais/B-17_42-31044_Chaplick/f-00-b17chaplick.htm

 

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