Angers

Angers

SS BACCHUS, sister ship de l'ANGERS

Historique: 

          Construit en 1917 aux USA par la Detroit Shipbuilding Co, ce vapeur de 76,5 m de long pour 13,3 de large propulsé par une triple expansion déplace 2045 tonnes, et est affrété par la Compagnie du Chemin de Fer de Paris et d'Orléans. Lors d'un voyage entre Swansea et St Nazaire, il talonne sur les roches des Esclassiers le 4 novembre 1918 et sombre rapidement heureusement sans victime. L'épave est arasée dans les années 30 par la SORIMA. Pour plus d'info, voir www.wreck.fr.

 

Position:

47° 27' 877 N  /   02° 58' 978 O  (Eur 50) 

 

La Plongée:

          L'ANGERS présente malgré l'arasement une structure relativement bien conservée pour un navire de cette époque : la coque est entière et remonte de 2 à 3 mètres sur toute la longueur du vapeur.

          La poupe est constituée d’un reste d’étambot surmonté du secteur de barre et d’une hélice à 4 pâles dont 2 sont cassées. Le safran est absent : il ne reste que les 3 supports de gonds sur l’étambot. Un des éléments caractéristique de l’ANGERS est la présence d’un gros carter d’arbre d’hélice qui rejoint le centre de l’épave : ce carter riveté présente de grandes ouvertures au niveau des tôles manquantes et de nombreux crustacés y ont élu domicile. La partie arrière est jonchée de débris difficilement identifiables en dehors de ce qui pourrait être une pâle de l’hélice de secours, émergeant d’un tas de tôles, à proximité d’une grosse structure rectangulaire. La machine triple expansion  a disparue, certainement travaillée ou récupérée par la SORIMA. Les 2 chaudières cylindriques sont en place et bien encastrées dans la coque : les foyers sont complètement invisibles. Ces chaudières sont de belle taille et couvertes d’hydraires : par les trous apparus dans la face des tubes à fumée pointe souvent le nez d’un congre.

          Juste devant les chaudières, le sol est recouvert de boulets de charbon et de débris de tuyaux, de tôles qui servent de cachettes aux congres, homards et mostelles. La coque décroche ensuite d’un mètre au niveau des cales, dont la particularité est la nature du fond, principalement constitué d’escarbilles de charbon. La coque remonte encore d’un mètre (retour sur le pont) et on se retrouve près de la proue, couverte de tacauds, tellement nombreux qu’ils réduisent la visibilité. Ici encore, la coque est remplie d’un bric-à-brac dont peu d’éléments sont identifiables (sauf des restes de mâts de charge).

Reste du tunnel d'arbre de l'Anger      Spirographe sur l'épave de l'Anger      Détails de la machine de l'Anger

 

 

 

 

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