Francesco

FRANCESCO

 

Steamer de dimensions et tonnage identiques au Francesco

Historique :

          Grand vapeur de 110 mètres de long, 13,4 de large, déplaçant 3438 tx, construit en 1895 par J. Priestman & Co (Southwick) pour l'armateur allemand Rickmers Reismuhlen, Rhederei & Schiffbau AG de Brême sous le nom de DEIKE RICKMERS. Vendu à la HAPAG en 1899 et renommé HOLSATIA puis BIERAWA en 1912, il devient finalement le FRANCESCO pour la société italienne Flli. Sanguineti fu G. de La Spezia (Gênes).

        Il est torpillé le 6 mai 1917 par l'UC72 (Oberleutnant zur See Ernst Voigt) au large de l'île d'Oléron, à priori sans faire de victime. Cette épave est appelée localement "le 3 mâts".

 


Position :

Non disponible (pour le moment)

 

La plongée :

          L'épave du FRANCESCO repose désormais à 6 miles au sud de la Cotinière, sur un fond de sable, par une profondeur de 25 à 29 mètres. Dimanche 12 juin 2011, notre guide assure son mouillage sur l'étrave du vapeur italien. La mise à l'eau s'effectue en toute tranquilité, sans vague ni courant. Avec Christophe et Nicolas, nous partons rendre visite au FRANCESCO.

          La proue est orientée plein sud. Celle-ci est basculée sur la droite, avec une partie de la coque tribord encore dressée sur une longueur de 10 mètres environ  (de nombreux trous permettent d'apercevoir des bancs de tacauds et plus rarement des bars), et présente un bel écubier. L'éperon visible sur les photos et le schéma de l'épave fournis par Fabrice Bouteille est malheureusement tombé au sol l'année dernière. Les 2 tubes de chaîne sont parfaitement identifiables, ainsi qu'un gros guindeau, tombé au sol. Après avoir survolé un banc de sable (à part quelques membrures sur bâbord), on arrive sur un amoncellement de tiges métalliques perpendiculaires à l'axe du navire, sur les fonds de câles. Cette zone est particulèrement riches en congres, homards, tourteaux... de dimensions proportionnelles à celles de l'épave.

        La salle des machines est simplement... extraordinaire. Les 2 chaudières cylindriques sont énormes (environ 4 mètres de diamètre) et parfaitement intactes, encore logées dans leurs berceaux cartérisés : elles sont de plus littéralement recouvertes de marguerites de mer et de colonies d'anénomes bijoux multicolores. Vision de rêve... La triple expansion est à la mesure des chaudières : d'une taille herculéenne, elle est tombée sur la droite et intégralement tapissée de marguerites de mer. Perspective hallucinante de bielles monstrueuses rendues duveteuses par la nature...

          L'arbre d'hélice permet de poursuivre l'exploration vers l'arrière du navire : à gauche, 2 gros treuils (le plus proche de l'arbre est recouvert lui aussi de marguerites) et sur la droite, une hélice de secours de plus de 5 mètres de diamètre. L'arbre d'hélice est muni de son carter (par moment de fragments de carter) à mi-distance de la poupe. Second clou du spectacle : la poupe, étonnament basculée sur la gauche. Elle remonte de plus de 8 mètres et présente 2 immenses cavités riches en corynactis, alcyons et cliones, pouvant accueillir des palanquées entières... Sur le pont principal, on identifie une petite écoutille juste au dessus du sable, à proximité d'une ancre simple dont seule dépasse une patte. Une large souille s'est creusée sous cette masse métallique : l'hélice principale et le safran doivent certainement être complètement enterrés...

 

Portofolio transmis par Fabrice BOUTEILLE (http://plongeebouteilleoleron.com), photos de Thomas Schweyckart.


Date de dernière mise à jour : 27/08/2014

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