SN1B

SN1 B

 

Caractéristiques :

         Epave non identifiée d'un vapeur, d'environ 100 mètres de long, propulsé par une machine triple expansion alimentée par 2 chaudières.

 

 

La Plongée: (Par Manu)

          Pas de courant, peu de vent, marée de mortes eaux : les conditions semblent idéales pour une plongée sympa, à 1h30 de Zodiac de l'Herbaudière... La mise à l'eau se fait rapidement et nous nous déhalons tranquillement le long du mouillage. Vers 12 mètres, la thermocline réduit la visibilité à moins d'un mètre : pas grave, on fait juste attention de ne pas perdre le bout. Vers 22 mètres, tout devient limpide, sans la moindre particule, bien qu'un peu sombre malgré le soleil radieux, et vers 25 mètres, l'épave apparaît dans sa quasi totalité sur un fond de sable : seule la proue reste invisible, mais le secteur de barre est parfaitement reconnaissable. C'est dément, la visi dépasse les 30 mètres : en continuant à descendre, j'aperçois les 4 autres palanquées en explo sur l'épave ! Bon au boulot maintenant...

         Atterrissage sur une chaudière, basculée verticalement sur ses foyers et bardée de soupapes et de tuyaux cassés : juste à côté en repose une seconde, encore en place. Un grand condensateur est posé devant cette dernière. Nous partons vers la poupe : nous survolons la grosse machine triple expansion complètement renversée et l'arbre d'hélice qui disparaît rapidement sous la coque renversée du vapeur. Sur une zone d'une bonne vingtaine de mètres, on peut suivre la quille du navire bordée de grands pans de coque, présentant sur les côtés de grandes ouvertures permettant de découvrir les entrailles de l'épave. L'arrière du vapeur s'est désolidarisé du reste de l'épave : l'arbre d'hélice est cassé et la poupe a chaviré sur la droite. L'hélice à 4 pâles est intacte (estimée d'un diamètre de 2,5 à 3 mètres), de même que le gouvernail, prolongé par le secteur de barre qui s'ensable quelques mètres plus loin. Profondeur de 40 mètres environ : les minutes filent vite et le retour au mouillage s'impose. Juste le temps de regarder vers l'avant dans l'espoir d'y apercevoir un élément caractéristique, mais je ne distingue que de grands pans de coques rivetés jusqu'à "l'horizon"... Il faut maintenant remonter (doucement, faut pas exagérer) en se régalant de la magnifique vision de cette épave qu'on appréhende presque complètement... 

          Cette belle inconnue est couverte de tacauds, de gros lieus et chaque trou est habité d'un congre, d'un homard ou d'un dormeur. Les paroies sont colonisées de corynactis, de gorgones, d'hydraires...

Manu sur SN1B, un grand moment immortalisé par Jean-Luc Depreux

Quelques photos prises par Pascal lors de la saison 2011

Les chaudières

Le bordé bâbord

La cassure à la poupe

L'hélice

La machine

La zone avant

D'autres photos de SN1B sur regardelamer.com

Date de dernière mise à jour : 30/07/2014

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