SN1A

SN1A

Caractéristiques :

Epave non identifiée d'un vapeur, d'environ 70 mètres de long environ, propulsé par une machine triple expansion alimentée par 2 chaudières.


La Plongée: (Par Pascal)

 Posée à plat par 37 mètres de fond, SN1A est la plus petite et la moins profonde des épaves de la célèbre bouée. L'exploration commence généralement par la machine le point le plus haut de l'épave et pour cause, la triple expansion est encore debout. C'est d'ailleurs la seule des environs de SN1 à ne pas avoir basculé sur le fond. Près de la machine, côté haute pression, les 2 chaudières sont posées dans l'axe et alignées comme au temps où le cargo à vapeur était à flot. Nulle doute qu'en sombrant celui-ci est venu se poser bien à plat et sans violence sur le fond de sable. A leurs pieds, le fond de la machine et de la chaufferie est un enchevêtrement de tuyaux, de morceaux de tôles et de pièces mécaniques d'où dépassent un grand nombre de museaux et queues bleus ainsi que quelques antennes rouges. Tacauds, éperlans, lieus et autres habitués des épaves ont pris possession des étages supérieurs. Le fond est également jonché de morceaux de charbons. Chargement ou uniquement combustible ?

En prenant la direction de l'avant, quelque soit le bordé choisi, de la tôle encore debout guide le plongeur. A tribord, le mât de charge avant, cassé en plusieurs morceaux, est couché sur le sable à la perpendiculaire du navire. Là encore des morceaux de charbon contrastent sur les nuances claires du fond. L'intérieur de l'épave est parsemée de restes de chalut et autres "égarés" de pêche qui s'intègrent à l'épave. Plus sur l’avant un tas de chaîne tient compagnie à un écubier qui est lui tombé dans le fond de l’épave. L'étrave encore en bon état vaut largement le coup d'œil du plongeur. Lors de notre exploration de la zone avant, la visibilité plus que médiocre nous a sûrement caché d'autres éléments de l'épave.

La zone arrière est bien plus abîmée et ensablée que la partie avant. Légèrement sur l'arrière tribord de la machine, un treuil esseulé balise la route vers la poupe. La ligne d'arbre est à peine visible. Sur une quinzaine de mètres ce ne sont que quelques ferrailles qui indiquent la route et par mauvaise visibilité il est possible de perdre son chemin et de s'égarer. La moitié arrière du vapeur complètement détruite est en grande partie ensablée. Un petit morceau de carène et un treuil retourné sont les points culminants de la zone. Ils parviennent à retenir le petit banc de tacauds qui a élu domicile sur les ruines de la poupe. Les restes d'appareil à gouverner s'étalent sur d'autres débris et sont en partie recouverts de morceaux de chalut. Une pale d'hélice émerge fièrement du fond semblant lutter désespérément contre l'ensablement général. La faune fixée qui colonise les quelques tôles survivantes donne un côté sympathique à l'ensemble. Bien que très délabrée, cette partie d'épave n'est pas dénuée de charme et mérite d'être visitée avant d'avoir totalement disparue sous le sable blanc. Nulle doute également qu'une tempête aura un jour raison de l'équilibre de la petite triple expansion, actuel joyau de l'épave SN1A !

Mât de charge congre et charbon.jpg

Bordé tribord avant.jpg

l'étrave.jpg

Chaudières et machine.jpg

La machine.jpg

La zone arrière.jpg

Restes d'appareil à gouverner.jpg

Zone arrière.jpg

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Date de dernière mise à jour : 05/01/2012

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