Cairnstrath

SS Yser, sister ship du Cairnstrath

 

Historique :

           Vapeur britannique construit en août 1888 par Swan Hunter (Newcastle) sous le nom de FELLBRIDGE, il est vendu à la Cairns, Noble & Co en 1901 qui le renomme CAIRNSTRATH. Long de 85,3 m, large de 11,5 m, il jauge 2128 tx et est propulsé par 2 chaudières alimentant une machine triple expansion. Au cours d'un voyage en convoi entre Bilbao et l'Angleterre avec une cargaison de minerai de fer, il est torpillé le 4 août 1917 par l'UC71 au large de Noirmoutier et coule si rapidement que seul 1 naufragé sera sauvé par les escorteurs...

 

Position :

47° 00 554 N / 02° 29' 023 O  (Wgs 84)

 

 

La plongée: (par Manu)

             L'axe central de l'épave très éclatée repose sur une barre rocheuse légèrement surélevée par rapoort au fond moyen de cette zone : la quille se situe vers les 25 mètres, le reste des structures effondrées du navire reposant jusqu'à 5 mètres en contrebas sur une surface très importante, où l'orientation n'est pas des plus évidentes. La proue du navire est complètement affaissée, mais on identifie facilement 2 belles ancres à jas séparées par ce qui pourrait être un moteur à vapeur, et quelques mètres plus loin, un gros guindeau à 2 treuils. La partie centrale de l'épave est couverte de minerai, et l'absence de repères visuels ne facilite pas l'orientation... L'élément caractéristique de cette zone est la présence de tubes métalliques dont la forme peut faire penser à des bossoirs : certains sont couchés, d'autres dressés et certains empilés comme des mikados. L'identification formelle de ces structures est difficile à faire, car les 4 canots de sauvetage du CAIRNSTRATH n'étaient pas tous localisés à cet endroit. En poursuivant la visite, on arrive au "clou" de la visite : l'appareil propulsif du vieux vapeur, complètement intact et particulièrement impressionnant. Les 2 chaudières de plus de 4 mètres de diamètre sont globalement peu abîmées avec un gros condensateur devant celle  de tribord, la machine triple expansion est encore dressée (plus de 6 mètres de haut !) et semble prête à fonctionner : les bielles sont toujours raccordées aux manetons du villebrequin, les pistons sont énormes. Un imposant volant d'inertie est isolé à gauche de la machine, à proximité de débris de pompes. Un gros treuil et une hélice de secours quadripale gisent juste à côté de l'arbre d'hélice, encore dans son carter à cet endroit. En continuant vers l'arrière, on tombe sur l'arbre d'hélice (sans carter) qui se rompt juste avant la poupe, les 2 parties étant restées presque alignées. Il mène à une hélice quadripale intacte placées sous les restes arrondis de la poupe. Le safran et le secteur de barre sont tombées au sol, près d'un canon entier dont seule la bouche est ensablée.

           L'épave est colonisée par la faune et la flore habituelle de cette zone : tacauds, blennies, congres, homards, corynactis, alcyons... et une concentration étonnante de gorgones rouges sur le haut des chaudières. L'identification de cette épave est récente (2002) : le navire était auparavant surnommé "P'tit Luc".

    

Dans les entrailles de la triple expansion

Jeu de cache cache dans la chaudière

Le célèbre volant d'inertie, caractéristique du Cairnstrath

Pascal ! Pascal ! Il y a une énorme triple expansion derrière toi !

 

        

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×